Épisode 4 : L’Esprit de Noël
« Bonjour ! Revoilà votre serviteur, le fantôme de noël. Je dois dire que la vue depuis le pont du Golden Gate est fabuleuse !
Après un an d’absence les choses ont changé. Nos Prophètes ont vécu de terribles épreuves mais également des bonheurs intenses qui les ont renforcés. Aujourd’hui, c’est l’esprit de noël qui envahit les âmes et les cœurs. Les villes du monde se parent de leurs plus beaux bijoux et resplendissent de lumières et de vies. San Francisco n’échappe pas à la règle. Tous les magasins sont envahis des consommateurs voulant trouver le meilleur des présents. Les valeurs de Noël ont évolué avec le temps mais ont gardé leur sens premier. Le plus important est d’avoir une pensée pour ceux, qui pour des raisons diverses, ne peuvent avoir de noël. Je vous laisse savourer cette nouvelle aventure des Prophètes et vous retrouve bientôt. »
Noël 1917, Verdun, France
La neige tombait et recouvrait les traces des récents combats, des débris mais aussi des corps inertes et glacés qui ne connaîtrons plus de noël. L’un des soldats recroquevillé dans les tranchées, écrivait une lettre. Il avait prêt de lui une photo de la femme qu’il aimait et un somptueux médaillon en or. Il avait hâte de la revoir et de la serrer contre lui. La pensée de ce moment était la seule chose qui le maintenait en vie car la guerre l’avait brisé depuis longtemps déjà. Les raisons des combats s’étaient envolées et il ne comprenait pas cette guerre absurde. Il ne survivait que grâce à cet amour.
Des photos de la marque Prophétie, détenue par Mélinda, allaient paraître dans le très renommé magazine de mode : Vogue. Il s’agissait à la fois d’un honneur et d’un énorme coup de pub pour la ligne vestimentaire. Pour cela elle avait investi beaucoup d’argent afin de prendre des photos excellentes à quatre endroits divers de San Francisco, quatre lieux mythiques et symboles de la ville que sont le Golden Gate Bridge, la célèbre prison d’Alcatraz, la Transamerica Pyramid et la Coit Tower.
A six heures de décalage horaire environ, à Stockholm, Wyatt et Mélinda sortaient du congrès des archéologues.
- Eh bien que faisons nous du reste de notre journée, dit Wyatt. Nous allons au musée Vasa, voir le palais royal ou visiter Gamla Stan ?
- Je serais d’avis de voir Gamla Stan, la vieille ville. Il parait que c’est magnifique et empreint d’histoire, dit Mélissa
La capitale suédoise était magnifique. Elle était recouverte d’un manteau blanc qui faisait ressortir les couleurs de la ville et du superbe soleil. Wyatt et Mélissa passèrent dans une belle ruelle sans remarquer une jeune fille, qui portait des chaussons trop grands pour elle, qui vendait des allumettes. Elle réussissait à en vendre quelques unes car les boites étaient belles. Sa mère était pauvre et elle n’avait fêté que trop rarement la venue de Jultompte, le gnome qui avec l’aide d’une chèvre en paille, venait apporter les cadeaux le 24 au soir.
Chris était au bureau et préparait un chronique spéciale pour Noël. Cependant, tout ne marchait pas comme prévu car une manifestation de pères noël bloquait l’entrée principale et Chris ne pouvait pas entrer.
- S’il vous plait, vous ne pouvez pas aller vous plaindre ailleurs, je bosse dans ce journal, dit Chris
- Mon petit monsieur sachez que celui qui nous a engagé puis viré ensuite sans motif du jour au lendemain habite au-dessus de votre journal alors personne n’entre ni ne sort.
- C’est bien ma veine !
Nathalie avait également quelques soucis à son travail car elle devait organiser une cérémonie de noël avec les plus illustres créatures de la magie.
- Et Yvan le Centaure, on l’invite ?
- Il ne vaut mieux pas, dit Thor qui était venu l’éclairer. Il mange comme un porc et ne sait se tenir à table. Il s’agit d’une soirée élégante, nous devons faire attention au choix des invités.
- Il y a Elisa Frange, c’est qui au juste ?
- Il s’agit d’une très célèbre Vélane. J’hésite tout de même car son pouvoir de charmer risque d’en dérouter plus d’un.
- On la met dans la deuxième liste alors, celle des « peut-être », dit Nathalie
Thomas était à son bureau. Il étudiait des dossiers. Kiara entra.
- Salut. Qu’est-ce que tu fais là ? Tu n’es pas en congés maternité ?
- Si, mais je m’ennuies alors je suis venue voir si tu n’avais pas besoin d’aide, dit Kiara
- Non tout va bien. Les temps sont tranquilles.
- Et ton père il va bien ?
- Oui ça va. Je déjeune avec lui tout à l’heure. Tu veux venir ? demanda Thomas
- Non merci, en fait je suis venue également car Chris m’a appelée, il a besoin de moi pour forcer un barrage de grévistes.
Mélinda était sur un shooting et réglait quelques détails avec le photographe.
- Celle-ci est superbe. Il se dégage une sensualité et une force incroyable. On la garde.
Quelques heures plus tard, les photos étaient sélectionnées. Mélinda voulait les mettre en sécurité dans son coffre au magasin mais ne retrouvait plus ses clés.
- Bon, je vais devoir passer au bureau de Wyatt, il a un double des clés dans son bureau. Je vous appelle ce soir pour que l’on fixe un rendez-vous avec Vogue pour l’interview, dit-elle à l’un des rédacteurs du célèbre journal.
Elle se rendit dans le bureau de Wyatt.
- Bonsoir Craymé, dit-elle
- Excusez-moi, mais qui êtes-vous et que faites vous ici ?
- Je suis Mélinda, Mélinda Halliwell, la cousine de Wyatt.
- Oui je me souviens maintenant. Si vous cherchez Wyatt il n’est pas ici.
- Oui, oui je sais, il est en Suède. Je dois récupérer un double de clé dans son bureau, c’est assez pressant.
Elle alla dans le bureau et Craymé attendait devant. Il était très professionnel et avait malheureusement assisté à deux cambriolages, il faisait donc très attention bien que Mélinda ne paraissait pas très dangereuse.
- Alors, le deuxième tiroir de gauche en partant du haut.
Elle fouilla et trouva une dizaine de trousseaux de clés.
- C’est pas vrai, lui et son côté de tout garder et tout prévoir. Enfin, je dois dire qu’actuellement ça m’aide.
Elle trouva un trousseau avec une étiquette où il y avait inscrit « magasin Mélou ».
- J’avais presque oublié le surnom que l’on me donnait au lycée.
Elle prit les clés mais ces dernières étaient attachées à une enveloppe qui se trouvait elle-même dans un dossier sur des lettres retrouvées en France.
- Qu’est ce que c’est que ça ?
Elle s’assit sur le fauteuil et sépara les clés de l’enveloppe. Elle ouvrit cette dernière et commença à lire la lettre.
« Elouisa, déjà quatre mois que je suis éloigné de toi. La peur a envahi les tranchées. La perspective de revoir ton visage et la force de ton amour me permettent de tenir et d’affronter cette guerre. Je pense sans ar…
La lettre se mit à briller, les mots sur le papier s’écartèrent et Mélinda fut aspirée dans la lettre.
- Mélinda, vous avez besoin d’aide ? demanda Craymé
Il rentra dans le bureau et ne trouva que les clés posées sur le bureau.
Mélinda sentit quelque chose de frais tombait sur son visage et ses mains. Elle ouvrit les yeux et vit la neige tomber. Elle se releva. C’était la nuit mais elle put distinguer qu’elle se trouvait près d’une ferme en ruine. Elle marcha en direction de la ferme puis s’arrêta après avoir entendu une voix. Elle continua mais la voix se fit entendre à nouveau :
- Arrêtez !!!! Eloignez-vous !!!
Un bruit sourd retentit et la ferme explosa aussitôt. Mélinda fut projeté violemment en arrière.
- Tout va bien ? demanda un homme
- Qu’est ce…qu’est ce que c’était ? demanda-t-elle
- Nous avons reçu des informations comme quoi les allemands utilisaient cette ferme comme dépôt de munitions. Nous avons eu l’ordre de tout détruire.
- Vous auriez mieux fait d’aller d’abord jeter un coup d’œil et de leur prendre leurs munitions.
- Cela aurait pu être une embuscade. On ne prend aucun risque.
- Merci quand même.
- De rien mais que faites-vous ici ? Cela fait longtemps que l’on n’a pas vu de femme ici.
- Oui et bien calmez vos ardeurs mon mignon je suis avec quelqu’un.
- Vous vous méprenez chère demoiselle.
- Je peux savoir où nous sommes et qui vous êtes ?
- Vous êtes à Verdun et je me nomme Mathieu Guillaumet de la deuxième infanterie de l’armée française.
- Oh non j’y crois pas ?!! dit Mélinda
- Je vous demande pardon ?
- Quel jour sommes-nous ?
- Nous sommes le 23 décembre 1917.
- J’adore.
- Pourquoi tu n’entres pas par téléportation ? demanda Kiara à Chris
- Parce que j’ai besoin de toi pour régler ce litige. Ils bloquent également la salle de tirage et empêche la distribution du journal.
- C’est toi qui m’as demandée de m’arrêter et maintenant tu m’utilises. Je te signale qu’il y a un autre adjoint du procureur en ville.
- Ils ne laisseront passer personne mais pour toi qui es enceinte ils feront une exception, dit Chris
- Je devrais être en train de surveiller Thomas.
- Garde tes soupçons pour toi chérie si tu veux préserver une bonne ambiance dans la famille.
- Si nous ne faisons rien, Thomas deviendra un démon à cause de l’influence de sa famille.
- Très bien, si tu m’aides pour mon affaire, je te promets de parler à Mélinda et de t’aider à mon tour.
- Je te déteste.
- Je sais que non.
Jack Holmes était chez lui. La porte d’entrée sonna mais il n’y avait personne lorsque Jack alla ouvrir. Il trouva sur le sol une lettre qui lui était adressée. Il ouvrit et commença à lire. Le téléphone sonna.
- Allo ?
- Vous avez reçu la lettre ? dit une voix d’homme
- Qui est à l’appareil ?
- Peut importe. Des hommes vont venir et vous contraindre à poursuivre l’affaire.
- De quelle affaire parlez-vous ?
- Ils vous utilisent. Vous ne le savez pas mais il y a un terrible complot au sein du gouvernement. Ils ont besoin de l’aide des personnes que l’on vous a demandé de surveiller, les Halliwell. Ils savent de nombreuses choses sur eux et veulent s’en servir pour les obliger à se soumettre. Lisez la fin de la lettre et rendez-vous au lieu indiqué à l’heure précise.
L’homme raccrocha. Jack regarda la fin de la lettre où il était inscrit « demain, 10h45, au California Palace of the Legion of Honor »
Thor et Nathalie étaient en train d’organiser la salle de réception pour le gala de noël.
- Tu as eu une excellente idée Nathalie. C’est la meilleure façon d’unifier les royaumes et de créer un véritable monde de la magie. Cela nous permettra d’être plus fort et de pouvoir contrer toutes les forces du mal qui voudraient s’opposer à nous.
- Je ne pensais pas que le marketing me servirait pour ce poste, mais la publicité et la direction du Conseil se ressemblent beaucoup, dit Nathalie
- Au début tu as fait des réticents. Aujourd’hui, ils sont bien obligés de constater les bienfaits de tes réformes.
- Dommage que ma vie amoureuse ne ressemble pas à ma vie professionnelle.
- Tu piétines avec Jack ? demanda Thor
- Je recule oui. Je lui ai laissé une chance mais il ne m’a pas rappelé depuis notre derrière sorti.
- L’expérience m’a appris qu’il faut du temps pour faire le point, dit Thor
- Tu ne m’as jamais parlé de tes amours.
- Je n’en ai jamais parlé à personne. J’ai vécu des choses qui m’ont blessé mais qui m’ont également fait grandir. Soit tu attends qu’il vienne soit tu vas le voir et tu lui fais comprendre que tu es prête à attendre car tu as vraiment envie de tenter ta chance avec lui. Il sera plus rassuré.
Après avoir visité la magnifique vieille ville de Stockholm, Mélissa et Wyatt étaient au restaurant le « Mistral ». En tant que représentants célèbres du monde de l’archéologie, ils avaient l’honneur d’avoir été invités par le chef Frederick Andersson dans son restaurant où les réservations se font deux mois à l’avance.
- Demain nous serons le 24, la veille de Noël, notre premier ensemble, dit Mélissa
- Ce sera notre deuxième, souviens toi de l’année 2020.
- J’aimerais rester ici toute ma vie. J’aime ce pays, cette culture. Ma grand-mère était suédoise et je pense que je tiens cela d’elle.
Au dehors, il y avait la petite fille aux allumettes. Elle avait perdu ses chaussons qui étaient trop grands en traversant la rue et un garçon était parti avec en courant. Ses pieds gelés lui faisaient mal et ses mains étaient rouges et toutes engourdies. Mais la pauvre fillette n'osait pas rentrer chez elle. Elle n'avait pas vendu assez de boites d'allumettes et son père la battrait sûrement. Le vent glacial lui pinçait les joues et s'engouffrait dans son cou.
Mélinda se trouvait dans un champ à côté du soldat Mathieu Guillaumet. La neige tombait et la quiétude de la nuit était parfois rompue par une explosion lointaine.
- J’attends le jour où je pourrais rentrer chez moi et revoir celle que j’aime.
- Vous n’avez pas peur de la mort ? demanda Mélinda
- Mon corps est mort depuis longtemps. La guerre a brisé bien des choses en moi mais pas mon amour.
- Qu’est ce que c’est ?
Mélinda montra un médaillon accroché au cou du soldat.
- Il appartenait à Elouisa. Elle me l’a donné avant de partir au combat afin que je ne cesse de penser à elle et que son amour m’aide et me guide dans les moments d’ombre.
- Vous n’avez aucune nouvelle d’elle depuis que vous êtes parti ?
- Je lui écrit des lettres chaque jour. J’en ai reçu deux depuis le début du conflit mais aucune depuis des mois. Les allemands massacrent les responsables du courrier. Il a un rôle très important pour le moral des troupes. Grâce à ce médaillon j’ai l’impression de l’avoir à côté de moi, j’ai l’impression qu’elle se trouve tout proche.
- Vous ne savez donc pas si elle a reçu vos dernières lettres.
- C’est vrai. Cependant, j’espère qu’elle recevra celle que je suis en train de lui écrire. Je lui dis que je l’aime plus que tout et que je voudrais qu’elle devienne ma femme. Je lui demande de m’attendre et que nous serons heureux ensemble. Nous fonderons ensemble la famille dont elle rêvait.
- On peut dire que vous ne ressemblez pas au stéréotype du soldat, enfin, de l’armée à mon époque, dit Mélinda
- Votre époque ?
- Ne faites pas attention à ce que je dis. Quoi qu’il en soit vous êtes un homme bien et elle vous attendra.
- Je résume, dit Chris. Monsieur Obwin, ancien patron de la société IGM, a disparu du jour au lendemain, après avoir vidé les comptes de l’entreprise, avoir envoyé des lettres de licenciement et bien sûr pris soin de prendre avec lui ses stock options. Résultat, on se retrouve avec tous les employés qui bloquent le journal alors que le mec qui est censé vivre dans le même immeuble a disparu.
- Un voisin et le gardien affirment l’avoir vu rentrer hier soir mais il n’est pas sorti donc il se cache quelque part, dit Kiara
- Que faisons-nous ?
- Eh bien, nous revenons demain et nous fouillons tout.
- Ravi de voir que tu es motivé.
- Je suis surtout pressé d’en finir afin de pouvoir suivre Thomas.
- Je sais que Noël est une fête que tu détestes mais je pense que ce présent te fera plaisir, dit Danton
- Est-ce vraiment ce à quoi je pense ? demanda Diane
- Tu ne rêves pas, il s’agit bien de l’Arc Céleste de Plédion, le plus célèbre sorcier de la Grèce Antique qui a fabriqué un arc donc les flèches changent en statue de pierre celui qu’elles touchent.
- C’est un fabuleux cadeau.
- Ta dernière aventure t’a affaibli. Si tu veux aller jusqu’au bout, il te faudra de l’aide, avec ceci tu auras plus de chances.
- Je compte envoyer Thomas dans une mission sans qu’il le sache. Cette mission sera le révélateur et l’élément qui le poussera à venir ici. Une fois avec nous dans la maison, nous pourrons achever la transformation et parfaire ses connaissances des ténèbres, dit Diane. Ensuite, c’est lui qui tuera sa bien-aimée ainsi que les autres Prophètes et cette Kiara.
En Suède, alors que Mélissa et Wyatt marchaient sur les quais, ils entendirent des cris. Wyatt, dont l’instinct de protecteur des innocents était très fort, alla voir et vit la petite fille qui vendait des allumettes se faire attaquer par un homme. Ce dernier n’était pas comme les autres. Il s’agissait d’un démon. Il lança des boules de feu mais Wyatt les stoppa et les renvoya au démon qui explosa. Mélissa avait tout vu. Wyatt ne savait quoi dire. Il se dirigea vers la petite fille tout en se demandant ce qu’il allait pouvoir dire.
- Tout va bien ? demanda Wyatt
La fille était blessée, en fuyant elle était tombée sur des débris de verre.
- Wyatt il faut l’amener à l’hôpital, dit Mélissa
Il la souleva et s’arrêta devant Mélissa
- Tu as tout vu ? demanda-t-il
- Oui, mais on en parlera plus tard, elle a besoin de soins.
- Maintenant que tu sais, autant continuer. Prends ma main, cela ira plus vite.
Mélissa hésita mais lui donna sa main et ils se téléportèrent.
Mélinda s’était isolée. Elle essayait de comprendre pourquoi elle avait atterri à cette époque.
- Je peux peut-être t’aider.
- Qui êtes-vous ? demanda Mélinda
- Je suis le fantôme de Noël. Je viens de ton époque. J’ai su ce qui t’était t’arrivé et j’ai voulu t’aider.
- Vous savez pourquoi je suis ici et comment en sortir ?
- Te souviens tu de la lettre que tu as commencée à lire ?
- Oui.
- Eh bien, certains esprits n’ont pas le pouvoir, la force de revenir sur terre sous forme de fantômes. Alors la magie aide ses esprits à trouver le repos en ensorcelant des objets afin que des sorciers les aident.
- Mais où se trouve ses esprits en entendant de trouver la paix ? demanda Nathalie
- Ils se trouvent sur un des nombreux plans d’existence que compte notre monde.
- Y a t il un rapport avec le fait que ce soit Noël ?
- Le sens de Noël est peu connu du monde. C’est un moment où les magies sont transcendées. Noël date de la civilisation de Mû. Les sorciers voulaient fêter le jour de la venue du premier sorcier. Les Hommes se sont ensuite approprié cette fête mais le sens et l’esprit de Noël restent présent, tout autour de nous.
- Que dois-je faire alors pour retourner dans mon temps ?
- Vous devez trouver par vous-même pourquoi vous êtes ici, réfléchissez bien.
- J’ai remarqué que la lettre était incomplète, cependant, il doit y avoir une raison pour qu’elle se retrouve dans le bureau de Wyatt. Le soldat est en train de l’écrire mais ….oh non !
- Tu as compris.
- La lettre ne sera jamais fini et la femme ne saura jamais ce qu’il voulait lui dire, dit Mélinda
- Malheureusement, oui. Il mourra prochainement.
- Alors je dois m’assurer que la lettre arrive à bon port où au moins que le soldat Guillaumet le croit.
Wyatt et Mélissa avait été autorisés à rester dans une chambre de l’hôpital. Vers quatre heure du matin, Wyatt fut réveillé par un bruit sourd. Il se leva et se dirigea vers la chambre de la petite fille. Un démon la tenait dans ses bras. Il se téléporta.
- Non !!!
Le lendemain, Chris et Kiara étaient devant l’appartement de monsieur Obwin. Le téléphone sonna.
- C’est le journal, je dois y aller où je vais être en retard à une réunion.
- Tu ne me laisses pas ici toute seule.
- Je n’ai pas vraiment le choix.
- Si, utilise ton nouveau pouvoir.
Nathalie venait de sonner à la porte de Jack Holmes.
- Bonjour Nathalie. Je suis désolé mais j’ai un rendez-vous ?
- Un 24 décembre, mais qui croyait que le gouvernement était rempli de feignants.
- Quand ils veulent, ils savent travailler. Comment avez-vous eu mon adresse ?
- Vous n’êtes pas le seul à avoir des relations, dit Nathalie.
- Je….enfin…tu fais quelque chose ce soir ? demanda Jack
- Eh bien, j’organise une soirée mais je peux…m’éclipser avant la fin.
- Rejoins moi ici. J’ai envie de passer ce noël avec toi. Je sais que je suis hésitant ces derniers temps mais le temps est précieux.
- A quoi est dû ce changement soudain ?
- Une prise de conscience tardive et forcée.
Wyatt était dans sa chambre d’hôtel à Stockholm. Il avait fait un saut au manoir afin de récupérer un cristal. Il se servait d’une des boites d’allumettes de la petite fille pour essayer de la localiser. Quelqu’un frappa à la porte.
- Qui est-ce ?
- C’est Mélissa.
- Entre !
Wyatt continua sa recherche.
- Tu pourrais m’expliquer ce qui se passe. Je me réveille ce matin, tu n’es pas là et j’apprend que la petite fille a disparu. Sans compter ce que j’ai vu hier soir. Tu fais quoi ?
- J’essaie de localiser la petite fille grâce à une technique magique.
- Magique ?
- Je suis un sorcier comme Chris et Mélinda et toute notre ligné. La petite fille a été enlevée par un démon et je dois la sauver.
- Tu es un sorcier ?
- Je suis désolé que tu apprennes tout ça de cette façon mais je dois protéger les innocents.
Le pendule se posa enfin sur la carte.
- Je dois y aller. J’aimerais que tu m’attendes ici. Je sais que c’est beaucoup de choses mais sache que je t’ai caché la vérité pour te protéger et parce que j’avais peur de la façon dont tu réagirais.
Wyatt s’en alla.
Jack était dans le “California Palace of the Legion of Honor ». Il regardait des photos de soldats. Un homme approcha.
- Suivez-moi.
Il le suivit jusqu’à une pièce où étaient entreposées des maquettes représentant des anciennes batailles.
- Le gouvernement va tout faire pour que vous continuiez l’enquête. Ils sont prêts à tout et même à vous remplacer, si vous voyez ce que je veux dire.
- Je ne comprends pas ce qui se passe ?
- Les dossiers sur les Halliwell, je veux parler de Piper, Phoebe et Paige, n’ont pas disparu. Un terrible complot se trame au sein du Sénat et de la Maison Banche. Ils savent ce qui s’est passé il y a quelque mois lorsque la guerre a éclaté et que ces gens que l’on vous a demandé de surveiller sont intervenus. Ils se sont servis d’une des armes qui n’avaient donné que de piètres résultats auparavant. Le Gouvernement sait qu’ils ont modifié ou apporté quelque chose qui a fait de cette arme un objet redoutable. Depuis la fin des conflits au Moyen-Orient voilà une dizaine d’années, les Etats-Unis cherchent à rétablir leur pouvoir de dissuasion. Ce dernier a d’ailleurs était balayé lors du récent conflit, par la puissance étonnante des forces russes et chinoises.
- Qui êtes-vous et pourquoi faites-vous cela ?
- Je suis un sénateur. J’ai étais élu récemment et ce n’est pas pour ce genre d’affaires que j’ai voulu faire parti du gouvernement. J’ai trop lutté contre les manigances pour en faire partie aujourd’hui.
- Vous prenez de gros risque en venant ici, non?
- Les autres me font confiance, je suis donc pour l’instant en sécurité. Cependant, si vous, vous voulez continuer à l’être, je vous conseille de continuer à leur faire croire que vous menez l’enquête.
- Ils s’apercevront tôt ou tard de quelque chose ?
- Je suis en train de réunir des preuves sur des complots précédents afin de vous permettre de faire le poids en cas de conflit et de les menacer de tout divulguer à la presse. Je vais également faire mon possible pour supprimer tous les dossiers sur les Halliwell.
- Merci, dit Jack
Alors que le double de Chris se trouvait à une réunion importante du personnel, en rapport avec la possibilité de l’étendu du tirage du Bay Miror à toute la Californie, le vrai, se trouvait dans l’appartement de Mr. Obwin avec Kiara. Ils fouillèrent et trouvèrent des dossiers intéressants.
- Apparemment, il compte déménager aux îles caïman, voilà une confirmation de réservation d’un billet avec un aller simple, dit Kiara
- Un paradis fiscal, il a bien choisi. Cependant, où a-t-il pu passer ?
Kiara remarqua un fil électrique qui passait sous la bibliothèque.
- Chris, tu peux me pousser cette bibliothèque, s’il te plait.
Ils trouvèrent derrière une pièce remplie de dossiers, Mr. Obwin, allongé sur un canapé, en train de dormir.
Mélinda se trouvait prise sous les feux et les bombardements. Elle voulait trouver le soldat Guillaumet avant qu’il ne meure.
- Que faites-vous ici ? dit le soldat Guillaumet
- Je vous cherchais.
- Vous devez partir. Les allemands ont fait une trouée, nous devons nous replier. Les renforts américains ont été retenus à quelques kilomètres et sans eux nous ne pouvons résister.
- Avez-vous fini votre lettre ?
- De quoi parlez-vous ?
- La lettre pour votre promise ?
- Elle est partie voilà une demi-heure. Le soldat responsable du courrier a réussi à passer avant l’attaque des allemands. Au moins, si je meurs, elle saura ce que je veux lui dire. Je partirai en paix.
Une balle atterrit dans le cœur du soldat. Il tomba sur le sol.
- Non !!!!! cria Mélinda
- Qui êtes-vous, que voulez-vous ? demanda Mr. Obwin
- Je suis l’adjointe du procureur. Nous avons été alertés de votre disparition par des employés de votre entreprise et nous avons découvert quelques uns de vos agissements, comme par exemple, votre prochain départ pour les îles caïman où tous vos stocks option et les comptes de l’entreprise vous attendent.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parlez ?
- Nous ne réclamons qu’une chose. Replacez vos anciens employés dans les filiales ou sociétés en participation que vous possédez. Faites jouer votre grade, dit Kiara
- Cela m’est impossible. J’ai vendu toutes mes parts dans ses sociétés.
- Je regrette mais d’après ce papier, la transaction ne sera effective que dans deux jours, dit Chris
- Vous avez donc le choix. Soit vous faites de nouveaux contrats pour vos employés soit ils vous traînent devant le tribunal des prud’hommes et ils auront le soutien du bureau du procureur. De plus, vous savez très bien que si vous perdez au tribunal, la cour de cassation rejettera votre pourvoi, dit Kiara
Le double de Chris sortit de la réunion du journal et se dirigea vers son bureau où le vrai Chris attendait. Le double disparut et le vrai Chris alla voir le rédacteur en chef.
- Un article de dernière minute, ça vous dit ?demanda Chris
- Développez.
- Un patron véreux, des employés à la rue et une fin digne des miracles de Noël ?
- Non, vous ne devez pas mourir !!! hurla Mélinda
- Il semble que c’était mon destin.
- Et votre fiancée ?
- Je suis navrée qu’elle ait à souffrir. Cependant, elle est forte et refera sa vie. Je ne veux pas qu’elle se morfonde en restant seule. Elle doit vivre sa vie. Je l’aimerai toujours. Joyeux Noël, chère amie.
Le soldat mourut alors sous la neige, et les larmes de Mélinda. Elle prit dans les mains le médaillon. Soudain, tout changea autour d’elle et elle se retrouva dans le bureau de Wyatt.
Wyatt se trouvait devant un bâtiment sur les quais. Il entra. Tout semblait être abandonné. Il trouva un journal datant du 24 décembre 2006. Il continua d’avancer vers une pièce où il semblait émaner de la lumière. Il constata qu’il s’agissait d’une bougie. A côté, il y avait posé des allumettes et des boites de la jeune fille.
- Qui êtes-vous ? demanda un homme
- Je vous retourne la question, dit Wyatt
- Vous n’avez rien à faire ici. Sortez !!!
- Où est la petite fille ?
- De quoi parlez-vous ?
Wyatt projeta l’homme contre le mur par télékinésie.
- Voyez-vous je suis relativement énervé alors je vous conseille de tout dire.
- Nous n’avons fait qu’obéir à leurs ordres.
- De qui venait cet ordre ?
- Nous sommes tous des démons de niveau inférieur qui avons été enrôlés par le clan des êtres des ténèbres.
- Pourquoi s’interrèssent-ils à la petite fille ?
- Il s’agit d’un futur être de lumière ?
- Je croyais qu’il n’y avait plus d’êtres de lumières ?
- La nouvelle génération est en marche et ils veulent s’opposer à la relève.
- Bien, pour finir, aurais tu l’amabilité de me dire où se trouvent ce clan et la petite fille par la même occasion ?
- Ils ont établi leur Q.G. dans une vieille battisse portant le numéro 24, au centre de la ville.
- Très bien. Je te remercie, dit Wyatt
Alors qu’il s’apprêtait à partir, le démon envoya contre Wyatt une boule de feu que le prophète détruisit sans mal avec son puissant rayon et tua par la suite le démon.
Avant de rentrer au manoir, Mélinda avait fouillé dans la base de données de Wyatt et avait retrouvé l’endroit où était enterré la fiancée du soldat Guillaumet. Elle était enterrée à San Francisco. Elle avait quitté la France durant la Seconde Guerre Mondiale et avait épousé un autre soldat, américain cette fois.
Mélinda se rendit au cimetière.
- Merci de m’avoir aidé, dit une voix de femme.
- Vous êtes….
- Elouisa, oui c’est moi.
- Je ne comprends pas pourquoi je suis revenue.
- Je me suis toujours reproché d’avoir refait ma vie. J’ai toujours eu le sentiment de l’avoir trahi. Grâce à vous je sais que ce n’était pas le cas. La magie de noël m’a guidé vers vous. Encore merci. A présent je suis en paix avec les deux soldats que j’ai aimés. Joyeux Noël !
- Vous oubliez le médaillon, dit Mélinda
- Il souhaite que vous le gardiez. C’est son cadeau pour vous remercier.
- Joyeux Noël !
Au manoir, les sœurs Halliwell et Léo venaient d’arriver les bras chargés de cadeaux. Chris, Kiara, Thomas et Mélinda les accueillèrent. Mélinda avait téléphoné pour fixer la date de l’interview avec Vogue et avait mis ses photos en sécurité dans son coffre.
- Chris, tu m’avais promis. Va lui parler, dit Kiara
Chris devait parler à Mélinda à propos de Thomas et des risques possibles qu’il tombe dans le Mal.
- Mélinda, on peut monter ? Il faut que je te parle.
- Oui, bien sûr.
Wyatt s’opposait à un puissant clan d’êtres des ténèbres. Il devait faire attention car il y avait du sang d’être de lumière et le poison qu’il y avait sur leurs flèches pouvait le tuer. Wyatt remarqua que l’un des êtres des ténèbres emmenait la petite fille à l’extérieur. Il utilisa toute sa puissance pour détruire tous les autres membres du clan. Certains, par peur avaient fui. Wyatt sortit et poursuivit l’être des ténèbres dans les rues de Stockholm. Durant le congrès, il avait entendu parler des chemins et des diverses ruelles du centre de Stockholm. Il entreprit alors de les utiliser afin de prendre l’être des ténèbres de vitesse. Après quelques minutes de courses intenses Wyatt barra la route à l’être des ténèbres.
- Pas de chance, on ne peut pas gagner à tous les coups, dit-il
- Tu fais quoi que ce soit et je la tue !
- Amateur.
Wyatt appela la jeune fille qui se téléporta à côté de lui. Elle était inconsciente.
- Joyeux Noël.
Il détruisit le démon.
Il rentra à l’hôtel après avoir ramené la petite fille chez elle. Il frappa dans la chambre de Mélinda mais il n’y avait personne. La porte étant ouverte, il rentra. Il n’y avait plus aucun bagage.
- J’ai hésité longuement et j’ai décidé de rester et de t’attendre.
Wyatt se retourna et vit avec bonheur Mélissa.
- Cela veut dire que tu m’acceptes comme je suis.
- Qui ne tente rien n’a rien et puis je t’aime trop pour partir. Je ne dis pas que cela ne va pas m’être dur mais je veux essayer.
Ils s’embrassèrent puis se téléportèrent. Ils atterrirent dans la cuisine où il y avait Piper, Paige et Kiara.
- J’ai loupé un chapitre, dit Paige
- Elle est au courant de tout. Je n’ai pas put le lui cacher plus longtemps et de toute façon je trouve que cela est mieux ainsi.
- Et bien…Bienvenue dans la famille chère Mélissa ! dit Piper
A l’étage Chris sortit de sa chambre. Il venait de parler avec Mélinda.
- Merci de m’avoir parlé. Je me suis posé aussi beaucoup de questions, dit-elle
- Nous sommes là et nous empêcherons que cela n’arrive. Ne pense plus à cela, c’est Noël.
Chris décendit à la cuisine tandis que Mélinda rejoignit sa mère dans le grenier. Elle avait placé un cercle de bougies qu’elle avait allumées.
- Tu es prête ? demanda Phoebe
- Oui, allons-y.
Elles invoquèrent l’esprit d’Anthony, le père de Mélinda et le mari de Phoebe. Chaque Noël, la séparation semblait moins pénible à supporter.
Le gala de Noël se passait on ne peut mieux. Les créatures magiques festoyaient. Ils semblaient avoir retrouvé la bonne humeur et la joie d’antan.
- Tu peux y aller Nathalie, dit Thor. Je me charge de tout, il n’y aura pas de problème.
- Tu es sûr ?
- Tu vas y aller oui ! Allez ! Plus vite que ça !
Jack était chez lui. Son téléphone sonna.
- Non j’ai changé d’avis. Je suis d’accord pour continuer l’enquête.
- Nous sommes ravis d’entendre cela monsieur Holmes. Bonne soirée et joyeux noël.
Il raccrocha. Quelques minutes plus tard Nathalie sonna à la porte.
- Tu es ravissante ce soir, dit Jack
- Merci.
- Désolé mais je n’ai pas acheté de quoi pour manger. J’ai été débordé.
- En réalité je n’ai pas vraiment faim, dit Mélinda
Il y eut un regard complice et ils montèrent à toute allure dans la chambre de Jack.
Au manoir, il venait de sonner minuit. Tous étaient réunis dans le salon près de la cheminée et du magnifique sapin. Ils échangèrent leurs cadeaux. Tous les soucis semblaient s’être envolés, l’esprit de noël venait d’envahir la demeure.
- Venez voir ! Il neige !
La neige tombait sur la ville tandis qu’au dessus du manoir était assis le fantôme de Noël.
« Une autre histoire s’achève. Il me manque cependant à vous relater la fin de l’histoire de la petite fille aux allumettes. Alors je vous souhaite de passer d’excellentes fêtes et voici comment la petite fille est devenue un être de lumière :
Elle n’osait pas rentrer chez elle de peur de se faire battre. Elle décida alors de repartir vers le centre ville.
Épuisée et transie par le froid, elle alla se blottir contre un mur au coin d'une rue.
Elle avait si froid, la pauvre, si elle osait craquer une allumette, elle pourrait se réchauffer les doigts !"Juste une", pensa-t-elle, "papa ne s'en rendrait pas compte".
Elle voulut étendre ses jambes pour les réchauffer mais tout à coup le poêle disparut.
L'allumette s'était éteinte.
Alors la fillette en craqua une autre. Cette fois-ci, elle éclaira le mur et put voir à travers ! Il y avait une grande table avec une jolie nappe et des bougies ; de la vaisselle en porcelaine et au milieu, une belle oie rôtie fourrée de marrons et de pommes. Comme elle sentait bon !
La petite fille tendit le bras pour y goûter mais ne toucha que le mur gris et froid. Le festin avait disparu. Il ne restait qu'un bout d'allumette noir et brûlé entre ses doigts.
Elle alluma encore une allumette et là, elle vit un immense sapin de noël. Le plus beau qu'elle avait jamais vu. Il scintillait et ses branches étaient garnies de mille petites lumières.
Mais l’allumette s'éteignit. Le sapin disparut et ses lumières se changèrent en étoiles.
En levant les yeux au ciel, la petite vit une étoile filante et pensa à sa grand-mère qui était morte et qui lui avait dit : "Quant une étoile s'éteint, c'est une âme qui monte au ciel".
Elle frotta une autre allumette et sa grand-mère apparut.
Oh grand-mère !" s'écria la fillette, "emmène-moi, je sais que tu partiras quand l'allumette s'éteindra, comme le poêle, l'oie rôtie et le sapin !".
Alors elle frotta une autre allumette, puis une autre et encore une autre pour retenir sa grand-mère. Elle en frotta toute une poignée et sa grand mère parut encore plus belle et plus grande. Alors elle prit la fillette dans ses bras et toutes deux s'envolèrent vers les étoiles où il ne ferait plus jamais froid.
Le lendemain matin, on retrouva la fillette morte de froid, son petit corps à demi enseveli sous la neige.
Elle avait le sourire aux lèvres et personnes ne sut ce qu'elle avait vu cette nuit-là, ni comment avec sa grand-mère elle avait rejoint les étoiles. »
Bonnes et Heureuses Fêtes à Tous !!!!
Fin